jeudi 8 mars 2012
Les TIC disent non à la violence
Activité TIC interactive visant à approfondir les connaissances des élèves face aux différentes formes de violence créée dans le cadre de notre cours FPE 3650.
La motivation des élèves du primaire lors de leur passage au secondaire
Affiche conçue dans le cadre de notre cours d'Initiation à la recherche (FPE 4952).
Récipiendaire d'un prix pour la relève lors du concours de vulgarisation scientifique 2012 de l'ADEESE.
Récipiendaire d'un prix pour la relève lors du concours de vulgarisation scientifique 2012 de l'ADEESE.
S’approprier la réalité pluriethnique de la société québécoise et de l’école montréalaise, se sentir réellement concerné dans ses actions pédagogiques, développer les compétences de l’éducation interculturelle.
Le choc des cultures
J’entre tout doucement en tournant légèrement la poignée en sens horaire pour ne pas déranger l’enseignante qui gesticule comme une marionnette en avant de la classe. Plusieurs enfants sont fascinés, bouches béantes, tentant de comprendre le jargon du pantin en avant.
- Salut Barbara! Du tac au tac, Barbara en harmonie avec ses élèves me répondent :
- Bonjour Philippe! Excellent, j’adore quand les élèves ont été prévenus de mon arrivée.
Plus je commence à me présenter, à expliquer le projet, plus les élèves me posent des questions et plus j’en suis ravi! Non pas de me faire interroger, mais bien d’entendre tous ces accents du monde réunis devant moi, dans ce tout petit local à saveur international.
Cette microsociété pluriethnique était à l’image du grand Montréal, mais ici même, dans le Vieux-Longueuil. Ça sentait le respect, ça sentait la reconnaissance, l’envie de connaître une autre langue, d’apprendre une nouvelle culture. Ce fut ma première rencontre avec une classe d’accueil.
Je me rappellerai toujours de notre première lecture en groupe. Je n’ai jamais entendu plus belle mélodie. Entendre une scène de l’époque coloniale de la Nouvelle-France interprétée par des élèves immigrants, c’était le meilleur casting que j’eusse jamais fait! N’était-ce pas là la plus belle manière de faire connaître notre histoire à ces nouveaux arrivants? Les discussions qui ont suivi étaient également des plus savoureuses. Les comparaisons entre leurs cultures et la nôtre, les ressemblances et les différences, c’était l’éducation interculturelle.
-Pourquoi-ci, pourquoi-ça monsieur Philippe??? Chez nous, c’est pas comme ça…
- Chez nous, c’est chez vous!
Les classes d’accueil, c’est un autre monde.
J’entre tout doucement en tournant légèrement la poignée en sens horaire pour ne pas déranger l’enseignante qui gesticule comme une marionnette en avant de la classe. Plusieurs enfants sont fascinés, bouches béantes, tentant de comprendre le jargon du pantin en avant.
- Salut Barbara! Du tac au tac, Barbara en harmonie avec ses élèves me répondent :
- Bonjour Philippe! Excellent, j’adore quand les élèves ont été prévenus de mon arrivée.
Plus je commence à me présenter, à expliquer le projet, plus les élèves me posent des questions et plus j’en suis ravi! Non pas de me faire interroger, mais bien d’entendre tous ces accents du monde réunis devant moi, dans ce tout petit local à saveur international.
Cette microsociété pluriethnique était à l’image du grand Montréal, mais ici même, dans le Vieux-Longueuil. Ça sentait le respect, ça sentait la reconnaissance, l’envie de connaître une autre langue, d’apprendre une nouvelle culture. Ce fut ma première rencontre avec une classe d’accueil.
Je me rappellerai toujours de notre première lecture en groupe. Je n’ai jamais entendu plus belle mélodie. Entendre une scène de l’époque coloniale de la Nouvelle-France interprétée par des élèves immigrants, c’était le meilleur casting que j’eusse jamais fait! N’était-ce pas là la plus belle manière de faire connaître notre histoire à ces nouveaux arrivants? Les discussions qui ont suivi étaient également des plus savoureuses. Les comparaisons entre leurs cultures et la nôtre, les ressemblances et les différences, c’était l’éducation interculturelle.
-Pourquoi-ci, pourquoi-ça monsieur Philippe??? Chez nous, c’est pas comme ça…
- Chez nous, c’est chez vous!
Les classes d’accueil, c’est un autre monde.
Un autre monde : les Lycées français
Au Panama, où j’ai fait mon troisième stage, j’étais dans une classe de maternelle en grande section. Le quart de la classe était représenté par des élèves d’origine française, tandis que l’autre trois quarts appartenait à un joyeux mélange du Panama et de plusieurs autres pays… Plusieurs hispanophones était là en immersion française et découvrait non seulement un nouveau système scolaire, mais une nouvelle langue et une autre culture… Sans oublier le grand québécois barbu qui parlait un dialecte étrange!?
Tant de beaux souvenirs à jamais gravés dans ma mémoire. Je n’ai pas seulement été intégré à la culture panaméenne, mais également à ma nouvelle famille française qui nous a accueillie à bras ouverts. Les échanges sur leur pédagogie et la nôtre furent des plus constructifs. Ce fut, encore une fois, l’éducation interculturelle au sens pur!
Au Panama, où j’ai fait mon troisième stage, j’étais dans une classe de maternelle en grande section. Le quart de la classe était représenté par des élèves d’origine française, tandis que l’autre trois quarts appartenait à un joyeux mélange du Panama et de plusieurs autres pays… Plusieurs hispanophones était là en immersion française et découvrait non seulement un nouveau système scolaire, mais une nouvelle langue et une autre culture… Sans oublier le grand québécois barbu qui parlait un dialecte étrange!?
Une chose est sûre, c’est qu’ils en ont appris sur le Québec : le projet Félix Leclerc, les vidéos que nous avions tournées durant l’automne et l’hiver sur la géographie, l’histoire, l’alimentation, la musique, les sports et plus encore… Nous avons fait une matinée cabane à sucre avec notre or liquide : le sirop d’érable. Les sourires sucrés qu’il y avait après ces petites bouches-là, ça valait quelques litres. Les regards fascinés à la suite d’un conte québécois, les rires pendant la fête de l’eau…
Adapter ses interventions aux besoins et aux caractéristiques des élèves présentant des difficultés d’apprentissage, d’adaptation ou un handicap.
La différenciation pédagogique, ce n’est pas seulement lors de nos interventions quotidiennes, mais également dans le cadre de nos situations d’apprentissage, où préalablement, une planification tenant compte de ce groupe d’élèves a été faite. Il n’est pas facile de toujours adapter à l’avance nos activités pour ces élèves, surtout quand on a plusieurs élèves en difficulté d’apprentissage dans la même classe avec différents besoins. Il est primordial de penser à ces élèves et parfois de simples adaptations font l’affaire et ne demandent pas plus de temps de préparation pour l’enseignant comme : l’augmentation du temps imparti pour faire une tâche, le soutien à la lecture des consignes, l’utilisation d'un logiciel en écriture pour les dyslexiques (Word Q ou Antidote), remise du texte à l’avance, adaptation du travail à faire, etc.
Certains élèves ont besoin d’une différenciation pédagogique pour le comportement seulement. Tandis que d’autres doivent avoir des activités adaptées à leur niveau, sans toutefois avoir besoin d’évaluations distinctes. Sauf que certains élèves en grande difficulté d’apprentissage ont besoin d’évaluations plus appropriées à leur niveau, et là, c’est de plus en plus difficile à faire.
Auparavant, on pouvait obtenir un bulletin différencié pour ces élèves qui n’avaient pas le même degré d’acquisitions que leurs camarades de classe. Or, depuis l’apparition du tout nouveau bulletin unique, il est de plus en plus difficile d’obtenir le droit d’utiliser un bulletin différencié! Selon Éric Gingras, du Syndicat de Champlain, pour qu’un élève puisse bénéficier d’un tel « avantage », il doit être en grande difficulté d’apprentissage en français et en mathématiques, sans quoi, il devra être noté comme ses pairs qui n’éprouvent pas de difficulté dans l’une ou l’autre de ces matières. En plus, l’élève qui a droit à ce bulletin différencié doit avoir été préalablement identifié HDAA et son plan d’intervention doit spécifier une telle différenciation quant aux évaluations.
Qu’est-ce qu’on fait alors avec les élèves à risque? On attend qu’ils soient en retard d’apprentissage de plus de deux ans en français et en mathématiques… Ça n’a pas de sens! Ils devraient, eux aussi, avoir droit à un bulletin différencié, ne serait-ce que pour une matière. Vous imaginez tous les élèves cette année qui recevront une note extrêmement basse comparativement à l’an dernier, car désormais, il n’y a plus de différenciation si les élèves ont seulement de la difficulté en mathématiques ou en français? Qui a voté ça? Le gouvernement bien sûr, mais qui a fait des pressions sur ce gouvernement pour qu’il mette en place de telles mesures? Ah oui, j’y suis… La Fédération des comités de parents du Québec qui se mêle encore une fois d’éducation. Remarquez, je n’ai rien contre les parents qui s’impliquent dans la scolarisation de leurs enfants, au contraire! Peut-on simplement tenir compte un peu plus de l’avis des professionnels en la matière, c’est-à-dire les enseignants, surtout en ce qui attrait au domaine de l’évaluation, et laisser les autres électeurs se préoccuper de ce qui les concernent?
Certains élèves ont besoin d’une différenciation pédagogique pour le comportement seulement. Tandis que d’autres doivent avoir des activités adaptées à leur niveau, sans toutefois avoir besoin d’évaluations distinctes. Sauf que certains élèves en grande difficulté d’apprentissage ont besoin d’évaluations plus appropriées à leur niveau, et là, c’est de plus en plus difficile à faire.
Auparavant, on pouvait obtenir un bulletin différencié pour ces élèves qui n’avaient pas le même degré d’acquisitions que leurs camarades de classe. Or, depuis l’apparition du tout nouveau bulletin unique, il est de plus en plus difficile d’obtenir le droit d’utiliser un bulletin différencié! Selon Éric Gingras, du Syndicat de Champlain, pour qu’un élève puisse bénéficier d’un tel « avantage », il doit être en grande difficulté d’apprentissage en français et en mathématiques, sans quoi, il devra être noté comme ses pairs qui n’éprouvent pas de difficulté dans l’une ou l’autre de ces matières. En plus, l’élève qui a droit à ce bulletin différencié doit avoir été préalablement identifié HDAA et son plan d’intervention doit spécifier une telle différenciation quant aux évaluations.
Qu’est-ce qu’on fait alors avec les élèves à risque? On attend qu’ils soient en retard d’apprentissage de plus de deux ans en français et en mathématiques… Ça n’a pas de sens! Ils devraient, eux aussi, avoir droit à un bulletin différencié, ne serait-ce que pour une matière. Vous imaginez tous les élèves cette année qui recevront une note extrêmement basse comparativement à l’an dernier, car désormais, il n’y a plus de différenciation si les élèves ont seulement de la difficulté en mathématiques ou en français? Qui a voté ça? Le gouvernement bien sûr, mais qui a fait des pressions sur ce gouvernement pour qu’il mette en place de telles mesures? Ah oui, j’y suis… La Fédération des comités de parents du Québec qui se mêle encore une fois d’éducation. Remarquez, je n’ai rien contre les parents qui s’impliquent dans la scolarisation de leurs enfants, au contraire! Peut-on simplement tenir compte un peu plus de l’avis des professionnels en la matière, c’est-à-dire les enseignants, surtout en ce qui attrait au domaine de l’évaluation, et laisser les autres électeurs se préoccuper de ce qui les concernent?
Évaluer la progression des apprentissages et le degré d’acquisition des compétences des élèves pour les contenus à faire apprendre.
La formation des futurs enseignants nous habilite à découvrir l’outil indispensable qu’est le programme de formation de l’école québécoise (PFEQ). Il est vrai que depuis le début du bac, nombreux sont les cours où les professeurs nous poussent lors d’activités ou de travaux de session, à se servir du PFEQ comme outil de référence. « Vous allez voir, il faut le connaître comme le fond de votre poche… » « C’est votre lecture de chevet pour les quatre prochaines années… » « Tout est là! »
Or, cette bible de l’enseignement est-elle vraiment le seul texte sacré en enseignement? Peut-être était-ce le cas en 2008, lors de notre entrée au bac, mais depuis la parution de la Progression des apprentissages, le PFEQ a perdu des plumes…
Mais comment se fait-il alors qu’aucun cours ne nous ait habilité à travailler avec cet ouvrage indispensable quant à l’évaluation des élèves? Presque plus personne dans le milieu scolaire ne se sert du bon vieux PFEQ! Tous ne jurent que par leur nouveau testament : la Progression des apprentissages! Alléluia!!!
Bon, je généralise peut-être un peu… Le PFEQ ne doit pas choir sous la patte d’une table, loin de-là. Primo, il est beaucoup trop épais pour servir de nivélateur. Deuxio, je l’utilise fréquemment dans le cadre de ma pratique afin de concevoir des situations d’apprentissage qui visent directement une ou plusieurs compétences.
« Le 24 août 2009, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport mettait en ligne la Progression des apprentissages pour les programmes du primaire. » (MELS, 2009) C’est une ressource indispensable pour l’évaluation des matières scolaires, indiquant chaque connaissance que l’élève doit apprendre, du moment où elle doit être enseignée jusqu’à son appropriation complète par l’élève. C’est un document axé sur les connaissances à acquérir dans le temps, plutôt que les compétences. Depuis la réforme, des réformes, des réformes, le gouvernement n’avait d’autre choix que d’outiller plus adéquatement les enseignants avec des indices de corrections mieux adaptés à l’évaluation des connaissances. Elles avaient peut-être été mises de côté par certains lors de l'apparition du PFEQ mais n'auraient pas dû puisqu'elles sont essentielles aux compétences. N’en demeure pas moins qu’il aurait été intéressant de s’attarder davantage à la Progression des apprentissages dans le cadre de notre formation, notamment dans le cours d’évaluation des apprentissages au primaire!
Pour ce qui est des notes chiffrées pour évaluer des compétences et du tout nouveau bulletin unique, ça, c’est un autre débat…
Or, cette bible de l’enseignement est-elle vraiment le seul texte sacré en enseignement? Peut-être était-ce le cas en 2008, lors de notre entrée au bac, mais depuis la parution de la Progression des apprentissages, le PFEQ a perdu des plumes…
Mais comment se fait-il alors qu’aucun cours ne nous ait habilité à travailler avec cet ouvrage indispensable quant à l’évaluation des élèves? Presque plus personne dans le milieu scolaire ne se sert du bon vieux PFEQ! Tous ne jurent que par leur nouveau testament : la Progression des apprentissages! Alléluia!!!
Bon, je généralise peut-être un peu… Le PFEQ ne doit pas choir sous la patte d’une table, loin de-là. Primo, il est beaucoup trop épais pour servir de nivélateur. Deuxio, je l’utilise fréquemment dans le cadre de ma pratique afin de concevoir des situations d’apprentissage qui visent directement une ou plusieurs compétences.
« Le 24 août 2009, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport mettait en ligne la Progression des apprentissages pour les programmes du primaire. » (MELS, 2009) C’est une ressource indispensable pour l’évaluation des matières scolaires, indiquant chaque connaissance que l’élève doit apprendre, du moment où elle doit être enseignée jusqu’à son appropriation complète par l’élève. C’est un document axé sur les connaissances à acquérir dans le temps, plutôt que les compétences. Depuis la réforme, des réformes, des réformes, le gouvernement n’avait d’autre choix que d’outiller plus adéquatement les enseignants avec des indices de corrections mieux adaptés à l’évaluation des connaissances. Elles avaient peut-être été mises de côté par certains lors de l'apparition du PFEQ mais n'auraient pas dû puisqu'elles sont essentielles aux compétences. N’en demeure pas moins qu’il aurait été intéressant de s’attarder davantage à la Progression des apprentissages dans le cadre de notre formation, notamment dans le cours d’évaluation des apprentissages au primaire!
Pour ce qui est des notes chiffrées pour évaluer des compétences et du tout nouveau bulletin unique, ça, c’est un autre débat…
samedi 28 janvier 2012
lundi 5 septembre 2011
Trois ans plus tard...
Cela leur aura pris trois ans avant de réaliser la bourde qu'ils ont faite. Heureusement, les membres du CREPUQ sont revenus sur leur décision de bannir les étudiants d'un programme en enseignement s'ils échouaient trois fois de suite une partie du TECFEE. Au lieu de condamner les carrières de futurs enseignants motivés, le CREPUQ a plutôt opté pour les aider à développer leurs compétences en français. En fait, les recteurs et les principaux des universités appliquent exactement ce pour quoi ils nous forment. Pas fou?! J'aime bien quand on admet ses torts! Mais ce n'est pas encore fait! Il reste au ministère de l'Éducation d'approuver cette décision, mais il y a une nouvelle flamme qui jaillit au loin...
Article de Pascale Breton à ce sujet sur Cyberpresse : pas sûr du titre par contre... As-tu bien compris tous les enjeux ma Pascale?!
Enseignant: nouvelle chance pour les cancres en français
Article de Pascale Breton à ce sujet sur Cyberpresse : pas sûr du titre par contre... As-tu bien compris tous les enjeux ma Pascale?!
Enseignant: nouvelle chance pour les cancres en français
lundi 18 avril 2011
S’engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel.
Lors de mon retour à l'université à l'automne 2008 pour un bac de quatre ans en enseignement, ma première idée était d'en finir au plus vite avec cette formation, afin d'obtenir mon brevet et de pouvoir enseigner. Or, je dois dire que ma pensée a évoluée de ce côté...
À force de prendre part à des cours universitaires, d'en apprendre sur ma future profession, je me rends compte que j'aime bien apprendre moi aussi et non seulement de faire apprendre... Je me sens un peu comme le héros, Charlie, dans le roman Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes[http://fr.wikipedia.org/wiki/Des_fleurs_pour_Algernon]. C'est l'histoire de Charlie, un déficient intellectuel, qui se fait proposer une thérapie où son intelligence se développera à une vitesse vertigineuse et atteindra un sommet, avant qu'il ne rechute jusqu'à son niveau préalable. Attention, ici je ne veux pas dire que j'étais stupide avant d'entreprendre un retour aux études! Ce que je ne vous ai pas dit, c'est qu'à force d'évoluer intellectuellement, le personnage principal se rend compte à quel point il était ignorant avant sa thérapie et même lors de son apogée, il se rend encore compte à quel point le monde pourrait en apprendre davantage. Donc, c'est un peu ça... Plus j'en apprends sur ma profession, plus je me rends compte qu'il y en a à apprendre et que je peux me parfaire. Plus j'ai envie d'en savoir davantage sur ma passion et plus j'ai le goût d'y contribuer. Non seulement pour ma pratique et ma confiance envers mes moyens, mais aussi pour mes futurs élèves qui pourraient ainsi bénéficier des toutes dernières recherches. Car, ce qui est attirant aussi à l'université, c'est non seulement la vie sociale étudiante, mais le fait d'être formé et au courant des toutes dernières etudes. D'être à l'affût de ce qu'il y a de nouveau comme recherches et de pouvoir le tester immédiatement dans nos classes, c'est ça, faire avancer l'enseignement. Qui sait, peut-être que le bac n'est que le commencement de ma thérapie...
À force de prendre part à des cours universitaires, d'en apprendre sur ma future profession, je me rends compte que j'aime bien apprendre moi aussi et non seulement de faire apprendre... Je me sens un peu comme le héros, Charlie, dans le roman Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes[http://fr.wikipedia.org/wiki/Des_fleurs_pour_Algernon]. C'est l'histoire de Charlie, un déficient intellectuel, qui se fait proposer une thérapie où son intelligence se développera à une vitesse vertigineuse et atteindra un sommet, avant qu'il ne rechute jusqu'à son niveau préalable. Attention, ici je ne veux pas dire que j'étais stupide avant d'entreprendre un retour aux études! Ce que je ne vous ai pas dit, c'est qu'à force d'évoluer intellectuellement, le personnage principal se rend compte à quel point il était ignorant avant sa thérapie et même lors de son apogée, il se rend encore compte à quel point le monde pourrait en apprendre davantage. Donc, c'est un peu ça... Plus j'en apprends sur ma profession, plus je me rends compte qu'il y en a à apprendre et que je peux me parfaire. Plus j'ai envie d'en savoir davantage sur ma passion et plus j'ai le goût d'y contribuer. Non seulement pour ma pratique et ma confiance envers mes moyens, mais aussi pour mes futurs élèves qui pourraient ainsi bénéficier des toutes dernières recherches. Car, ce qui est attirant aussi à l'université, c'est non seulement la vie sociale étudiante, mais le fait d'être formé et au courant des toutes dernières etudes. D'être à l'affût de ce qu'il y a de nouveau comme recherches et de pouvoir le tester immédiatement dans nos classes, c'est ça, faire avancer l'enseignement. Qui sait, peut-être que le bac n'est que le commencement de ma thérapie...
Coopérer avec l’équipe-école, les parents, les différents partenaires sociaux et les élèves en vue de l’attente des objectifs éducatifs de l’école. Et Travailler de concert avec les membres de l’équipe pédagogique à la réalisation des tâches permettant le développement et l’évaluation des compétences visées dans le programme de formation, et ce, en fonction des élèves concernés.
Plusieurs recherches le disent, la coopération entre les différentes sphères environnementales de l'enfant accroît de manière significative son potentiel de réussite. Depuis plusieurs années, il n'est pas rare de retrouver dans plusieurs établissements scolaires des tables de concertation FEC (Famille-École-Communauté) où les acteurs de différents milieux s'assoient, planifient conjointement des actions tout en se tenant au courant des activités internes de chaque organisation. Ces regroupements permettent d'abord de créer des liens intéressants entre les divers intervenants, mais également de se consulter à propos de diverses mesures afin de mieux encadrer et de suivre nos enfants. Ceci amène une certaine cohérence entre les divers milieux que fréquentent nos élèves. Ainsi, nous sommes davantage au courant de ce qui se fait ailleurs, nous pouvons mieux orienter nos actions et mieux diriger les parents avec leurs enfants vers les bons organismes du quartier. Ce qui vaut aux écoles et aux autres organismes communautaires une image plus professionnelle. Nous voulons que nos élèves deviennent des citoyens modèles qui socialisent, se tiennent au courant de la vie communautaire et de l'actualité. Et bien, donnons-leur l'exemple!
Grâce aux différentes ressources mises de l'avant par plusieurs ministères, dont Agir Autrement, j'ai pu personnellement participé à diverses interventions pour faciliter ces échanges FEC et je dois dire, que ça fait vraiment une différence!
http://www.mels.gouv.qc.ca/DGFJ/csc/collaboration.html
Revenons maintenant à la structure interne d'une école. Il est vrai que nous manquons de ressources financières, donc du coup, de ressources humaines. Par contre, nous pouvons toujours consulter nos collègues professionnels qui ne sont que trop souvent que de passage à l'intérieur de nos murs... Les psychologues, orthophonistes, psychoéducateurs, orthopédagogues et j'en passe, ont chacun leurs savoirs dont il serait fou de se passer. En tant qu'enseignants au primaire, nous ne sommes que des généralistes et nous ne pouvons être formés dans tous ces domaines spécialisés. Par ailleurs, nos élèves peuvent avoir besoin de ces conseils et c'est à nous, les intervenants de première ligne, à le déceler et à diriger les regards des spécialistes sur nos petits protégés. Par la suite, nous devons, nous aussi, prendre conseils et écouter différents avis d'experts afin de préciser et d'améliorer constamment nos interventions et ainsi, nous parfaire dans notre pratique enseignante.
Grâce aux différentes ressources mises de l'avant par plusieurs ministères, dont Agir Autrement, j'ai pu personnellement participé à diverses interventions pour faciliter ces échanges FEC et je dois dire, que ça fait vraiment une différence!
http://www.mels.gouv.qc.ca/DGFJ/csc/collaboration.html
Revenons maintenant à la structure interne d'une école. Il est vrai que nous manquons de ressources financières, donc du coup, de ressources humaines. Par contre, nous pouvons toujours consulter nos collègues professionnels qui ne sont que trop souvent que de passage à l'intérieur de nos murs... Les psychologues, orthophonistes, psychoéducateurs, orthopédagogues et j'en passe, ont chacun leurs savoirs dont il serait fou de se passer. En tant qu'enseignants au primaire, nous ne sommes que des généralistes et nous ne pouvons être formés dans tous ces domaines spécialisés. Par ailleurs, nos élèves peuvent avoir besoin de ces conseils et c'est à nous, les intervenants de première ligne, à le déceler et à diriger les regards des spécialistes sur nos petits protégés. Par la suite, nous devons, nous aussi, prendre conseils et écouter différents avis d'experts afin de préciser et d'améliorer constamment nos interventions et ainsi, nous parfaire dans notre pratique enseignante.
Intégrer les technologies de l’information et des communications aux fins de pilotage d’activités d’enseignement-apprentissage, de gestion de l’enseignement et de développement professionnel.
Voilà une compétence qui depuis sa création prend de l'ampleur et qui au fil des ans en prendra certainement davantage. Les technologies de l'information et des communications font partie prenante de notre quotidien et en tant que formateur de futur citoyen, nous ne pouvons passer à côté de cette compétence de plus en plus essentielle. Pratiquement personne ne peut plus se passer de la technologie. Elle fait partie de nos vies et évolue à la vitesse grand V! Comme enseignants nous nous devons de non seulement maîtriser les différents outils technologiques mis à notre disposition dans les écoles, mais d'en montrer leurs utilités auprès de nos élèves. Cette jeune génération qui est née «avec une manette dans les mains » côtoie depuis sa naissance les ordinateurs, cellulaires, jeux vidéo et autres gadgets électroniques qui font parties des TIC, mais ça ne s'arrête pas là!
Les élèves doivent non seulement apprendre à exploiter ces outils, mais nous devons, nous aussi, les utiliser dans le cadre de nos enseignements afin d'amener les élèves à mieux les manipuler et à en connaître de nouvelles. Un bon exemple est certainement les « Smart boards ». Ces tableaux intelligents qui font graduellement leur entrée dans les écoles et qui feront très bientôt partie des murs de chacune des classes du Québec. Nous ne pouvons qu'exploiter cette nouveauté qui change littéralement notre façon d'enseigner. Il y a un fait saillant à l'actualité? Utilisez votre TBI pour le montrer à vos élèves. Vous cherchez une vidéo sur internet comme déclencheur? Plus besoin de s'amasser 30 autour d'un écran d'ordinateur de 15 pouces, il y a maintenant le TBI. L'analyse de phrase n'aura jamais été aussi passionnante qu'avec votre TBI multicolore. Les possibilités ne peuvent que s'accroître avec ce tableau magique tout comme cette grande famille que sont les technologies de l'information et des communications. Nous n'avons d'autre choix que de prendre les devants. Nous devons montrer à nos élèves l'éventail des possibilités qu'offre ce matériel afin qu'ils soient formés adéquatement face à leur avenir...
Quelques ressources intéressantes:
Stéphane Côté, CP en TIC à la CSMB
Smart Exchange
Les élèves doivent non seulement apprendre à exploiter ces outils, mais nous devons, nous aussi, les utiliser dans le cadre de nos enseignements afin d'amener les élèves à mieux les manipuler et à en connaître de nouvelles. Un bon exemple est certainement les « Smart boards ». Ces tableaux intelligents qui font graduellement leur entrée dans les écoles et qui feront très bientôt partie des murs de chacune des classes du Québec. Nous ne pouvons qu'exploiter cette nouveauté qui change littéralement notre façon d'enseigner. Il y a un fait saillant à l'actualité? Utilisez votre TBI pour le montrer à vos élèves. Vous cherchez une vidéo sur internet comme déclencheur? Plus besoin de s'amasser 30 autour d'un écran d'ordinateur de 15 pouces, il y a maintenant le TBI. L'analyse de phrase n'aura jamais été aussi passionnante qu'avec votre TBI multicolore. Les possibilités ne peuvent que s'accroître avec ce tableau magique tout comme cette grande famille que sont les technologies de l'information et des communications. Nous n'avons d'autre choix que de prendre les devants. Nous devons montrer à nos élèves l'éventail des possibilités qu'offre ce matériel afin qu'ils soient formés adéquatement face à leur avenir...
Quelques ressources intéressantes:
Stéphane Côté, CP en TIC à la CSMB
Smart Exchange
dimanche 11 avril 2010
Concevoir des situations d’enseignement apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation.
La première journée de pré-stage c’est comme une première «date» : tu ne veux pas avoir trop d’attentes pour ne pas être déçu. L’apparence et les cinq premières minutes sont cruciales et porteuses de sens pour la suite…
J’ai été bouche bée en deux minutes!
Après les présences et le calendrier vient le message matinal que l’enseignante écrit aux élèves. Ces derniers essaient de repérer des mots qu’ils connaissent à l’intérieur du message, ce qui est tout à fait en lien avec les connaissances se rapportant au développement langagier du préscolaire. Le texte comporte près d’une vingtaine de mots que les enfants reconnaissent presque un à la suite de l’autre. Ils lisent carrément le message. J’étais sur le...
Pour avoir déjà rencontré des classes de maternelle, je sais quand même reconnaître ce qui est du niveau du préscolaire et ce qui est supérieur, et là, c’était au-delà de mes attentes. J’étais séduit!
L’enseignante m’explique que ses élèves sont en majorité allophones et qu’elle travaille beaucoup avec eux la conscience phonologique et les orthographes approchées, c’est son dada. Je comprends mieux maintenant.
Ces enfants ont tellement été stimulés dans le domaine de la langue que certains d’entre eux ont déjà certains acquis de première année. Il y a un élève qui sait carrément lire et quelques autres sont à la veille de débloquer. Même à ce temps-ci dans la classe de première, certains élèves n’associent toujours pas les sons aux lettres. Je sais bien que tous les élèves sont différents et que parmi ma nouvelle classe, il y en a qui éprouvent encore beaucoup de difficulté avec le domaine de la langue et de la lecture en particulier. N’empêche que je me dois de trouver des activités stimulantes pour tous dans leur zone proximale de développement. La différenciation pédagogique : quel beau concept honorable, mais qui n’est pas toujours évident sur le terrain…
Chaque matin, lors de mon message quotidien, j’essaie toujours de nommer mes élèves qui ont plus de difficultés en premier. Même s’ils ne lèvent pas la main, je les encourage à chercher. C’est toujours plus facile de repérer un «la» ou un «à» que le dernier mot, qui est souvent nouveau ou plus rarement utilisé dans les messages matinaux. Fréquemment, ce dernier mot revient à mon élève qui sait déjà lire la langue et que je dois lui aussi stimuler par quelque nouveauté.
Lorsque je lis une histoire, je vais développer l’anticipation des élèves sur ce qu’il va se passer à l’intérieur du récit en prenant soin de cacher le titre «à cause» de mon ami qui sait lire. Par la suite, je lui fais lire le titre et tous ensemble on révise nos premières hypothèses qui n’étaient basées que sur l’image et on essaie de pousser plus loin nos réflexions avec l’écrit. Je peux passer facilement entre cinq et dix minutes sans ouvrir le livre.
En orthographes approchées, je vais souvent faire exprès pour jumeler mes élèves les plus forts ensemble afin qu’ils se stimulent entre eux et quelques fois ils réussissent même à écrire le mot parfaitement! Par contre, je prends soins de ne pas mettre mes plus faibles ensemble et de les jumeler avec des élèves un peu plus forts qu’eux afin qu’ils soient stimulés eux-aussi et non portés par les autres.
Bref, c’est bien beau de concevoir des situations d’apprentissage selon les compétences du programme, mais il faut aussi tenir compte du niveau de la classe et plus particulièrement de chacun de nos élèves. Je sais pertinemment que ces activités prendraient une toute autre tournure si j’enseignais dans une école en milieu défavorisé ou dans une école privée. Il faut connaître son groupe et, plus particulièrement, ses élèves avant de concevoir une BONNE situation d’apprentissage. Une excellente activité ne le sera pas partout. Ce sont ses possibilités d’adaptation qui feront, entre autres, son gage d’excellence et l’enseignant évidemment…
J’ai été bouche bée en deux minutes!
Après les présences et le calendrier vient le message matinal que l’enseignante écrit aux élèves. Ces derniers essaient de repérer des mots qu’ils connaissent à l’intérieur du message, ce qui est tout à fait en lien avec les connaissances se rapportant au développement langagier du préscolaire. Le texte comporte près d’une vingtaine de mots que les enfants reconnaissent presque un à la suite de l’autre. Ils lisent carrément le message. J’étais sur le...
Pour avoir déjà rencontré des classes de maternelle, je sais quand même reconnaître ce qui est du niveau du préscolaire et ce qui est supérieur, et là, c’était au-delà de mes attentes. J’étais séduit!
L’enseignante m’explique que ses élèves sont en majorité allophones et qu’elle travaille beaucoup avec eux la conscience phonologique et les orthographes approchées, c’est son dada. Je comprends mieux maintenant.
Ces enfants ont tellement été stimulés dans le domaine de la langue que certains d’entre eux ont déjà certains acquis de première année. Il y a un élève qui sait carrément lire et quelques autres sont à la veille de débloquer. Même à ce temps-ci dans la classe de première, certains élèves n’associent toujours pas les sons aux lettres. Je sais bien que tous les élèves sont différents et que parmi ma nouvelle classe, il y en a qui éprouvent encore beaucoup de difficulté avec le domaine de la langue et de la lecture en particulier. N’empêche que je me dois de trouver des activités stimulantes pour tous dans leur zone proximale de développement. La différenciation pédagogique : quel beau concept honorable, mais qui n’est pas toujours évident sur le terrain…
Chaque matin, lors de mon message quotidien, j’essaie toujours de nommer mes élèves qui ont plus de difficultés en premier. Même s’ils ne lèvent pas la main, je les encourage à chercher. C’est toujours plus facile de repérer un «la» ou un «à» que le dernier mot, qui est souvent nouveau ou plus rarement utilisé dans les messages matinaux. Fréquemment, ce dernier mot revient à mon élève qui sait déjà lire la langue et que je dois lui aussi stimuler par quelque nouveauté.
Lorsque je lis une histoire, je vais développer l’anticipation des élèves sur ce qu’il va se passer à l’intérieur du récit en prenant soin de cacher le titre «à cause» de mon ami qui sait lire. Par la suite, je lui fais lire le titre et tous ensemble on révise nos premières hypothèses qui n’étaient basées que sur l’image et on essaie de pousser plus loin nos réflexions avec l’écrit. Je peux passer facilement entre cinq et dix minutes sans ouvrir le livre.
En orthographes approchées, je vais souvent faire exprès pour jumeler mes élèves les plus forts ensemble afin qu’ils se stimulent entre eux et quelques fois ils réussissent même à écrire le mot parfaitement! Par contre, je prends soins de ne pas mettre mes plus faibles ensemble et de les jumeler avec des élèves un peu plus forts qu’eux afin qu’ils soient stimulés eux-aussi et non portés par les autres.
Bref, c’est bien beau de concevoir des situations d’apprentissage selon les compétences du programme, mais il faut aussi tenir compte du niveau de la classe et plus particulièrement de chacun de nos élèves. Je sais pertinemment que ces activités prendraient une toute autre tournure si j’enseignais dans une école en milieu défavorisé ou dans une école privée. Il faut connaître son groupe et, plus particulièrement, ses élèves avant de concevoir une BONNE situation d’apprentissage. Une excellente activité ne le sera pas partout. Ce sont ses possibilités d’adaptation qui feront, entre autres, son gage d’excellence et l’enseignant évidemment…
lundi 5 avril 2010
Planifier, organiser et superviser le mode de fonctionnement du groupe-classe en vue de favoriser l'apprentissage et la socialisation des élèves.
Mesdames et messieurs, ladies and gentlemen…
Dans le coin droit, une enseignante dévouée qui tente de développer la francisation d’une de ses élèves.
Dans le coin gauche, un père qui tente de communiquer dans une langue étrangère et de faire comprendre la situation des nouveaux arrivants au Québec.
L’enjeu : une petite fille de cinq ans qui essaie de communiquer.
L’arbitre : un stagiaire :-)
Pour être honnête, ça n’avait rien d’un combat. C’était une joute des plus conviviales, autant que peut l’être une rencontre de parents, on s’entend! Deux positions distinctes qui ont un objectif commun : la réussite d’une enfant. L’enseignante qui veut bien faire comprendre au père qu’il est important pour son enfant de pratiquer le français, même si celui-ci ne se sent pas encore à l’aise avec sa nouvelle langue. Sa petite doit baigner le plus possible dans un univers francophone et non seulement à l’école. Il faut lui parler en français, lui lire des livres, ouvrir la télévision à des chaînes francophones, faire des jeux en utilisant…le français!
De son côté, le père nous explique les difficultés de l’immigration. Ils n’ont pas de réseau social. Au travail, la langue anglaise est de mise. Sa femme ne parle pas un mot de français et c’est sa fille qui lui en montre, le plus souvent. L’arabe, l’anglais et le français : pas évident pour une petite fille de cinq ans de démêler tout ça.
S’il y a une compétence plus importante que les autres au préscolaire, c’est sûrement celle de communiquer en utilisant les ressources de la langue. Toutes les autres compétences n’ont quasiment pas le choix de passer par celle-ci pour être évaluées. Les explications, les consignes, les interactions, les jeux, ma foi, nous sommes constamment en train de parler!
Transposez-vous un instant dans l’univers de cette petite qui ne comprend pas un traître mot de ce qui est dit. Elle débarque dans un milieu où elle ne connaît personne. Elle ne comprend rien. Elle regarde les autres, tente de décoder ce qu’ils font et les imite. Tout le monde qui parle autour d’elle, c’est comme un bourdonnement constant.
Oups, les élèves se lèvent et se dirigent vers leur place : «je dois sûrement faire pareil».
Tous dessinent : «je vais faire le même dessin que mon ami d’à côté». «Est-ce vraiment mon ami, je ne comprends pas ce qu’il me dit?»
Ça doit être extrêmement difficile pour elle. Pas étonnant qu’au commencement elle ne voulait pas venir à l’école.
Tranquillement, elle se fait des amis. Elle joue de plus en plus avec certaines élèves en particulier. Par chance, d’autres sont également dans la même position. Maintenant, lors des causeries, elle est capable de dire quelque chose sur sa fin de semaine sans répéter ce qu’un autre a dit. Elle s’affirme d’avantage et échange de plus en plus lors des jeux libres. Elle connaît les consignes usuelles ainsi que la routine. Dès que sa main est levée, on lui donne le droit de parole. On lit des histoires, on questionne, on veut qu’elle fasse des liens entre les mots. En orthographes approchées, en phonologie ou n’importe qu’elle autre activité liée au domaine de la langue, c’est l’une des premières que l’on va nommer. Elle bénéficie de soutien linguistique trois heures par semaine. À l’école, toutes les ressources sont mises en place pour qu’elle progresse rapidement en français et qu’elle rattrape le niveau de langue de ses camarades. Elle va en avoir besoin pour sa première année où elle ne chômera pas non plus. Espérons seulement qu’à la maison, le père sera aussi courageux que sa petite fille et qu’il se donnera la chance d’essayer de communiquer dans la langue de Molière.
Dans le coin droit, une enseignante dévouée qui tente de développer la francisation d’une de ses élèves.
Dans le coin gauche, un père qui tente de communiquer dans une langue étrangère et de faire comprendre la situation des nouveaux arrivants au Québec.
L’enjeu : une petite fille de cinq ans qui essaie de communiquer.
L’arbitre : un stagiaire :-)
Pour être honnête, ça n’avait rien d’un combat. C’était une joute des plus conviviales, autant que peut l’être une rencontre de parents, on s’entend! Deux positions distinctes qui ont un objectif commun : la réussite d’une enfant. L’enseignante qui veut bien faire comprendre au père qu’il est important pour son enfant de pratiquer le français, même si celui-ci ne se sent pas encore à l’aise avec sa nouvelle langue. Sa petite doit baigner le plus possible dans un univers francophone et non seulement à l’école. Il faut lui parler en français, lui lire des livres, ouvrir la télévision à des chaînes francophones, faire des jeux en utilisant…le français!
De son côté, le père nous explique les difficultés de l’immigration. Ils n’ont pas de réseau social. Au travail, la langue anglaise est de mise. Sa femme ne parle pas un mot de français et c’est sa fille qui lui en montre, le plus souvent. L’arabe, l’anglais et le français : pas évident pour une petite fille de cinq ans de démêler tout ça.
S’il y a une compétence plus importante que les autres au préscolaire, c’est sûrement celle de communiquer en utilisant les ressources de la langue. Toutes les autres compétences n’ont quasiment pas le choix de passer par celle-ci pour être évaluées. Les explications, les consignes, les interactions, les jeux, ma foi, nous sommes constamment en train de parler!
Transposez-vous un instant dans l’univers de cette petite qui ne comprend pas un traître mot de ce qui est dit. Elle débarque dans un milieu où elle ne connaît personne. Elle ne comprend rien. Elle regarde les autres, tente de décoder ce qu’ils font et les imite. Tout le monde qui parle autour d’elle, c’est comme un bourdonnement constant.
Oups, les élèves se lèvent et se dirigent vers leur place : «je dois sûrement faire pareil».
Tous dessinent : «je vais faire le même dessin que mon ami d’à côté». «Est-ce vraiment mon ami, je ne comprends pas ce qu’il me dit?»
Ça doit être extrêmement difficile pour elle. Pas étonnant qu’au commencement elle ne voulait pas venir à l’école.
Tranquillement, elle se fait des amis. Elle joue de plus en plus avec certaines élèves en particulier. Par chance, d’autres sont également dans la même position. Maintenant, lors des causeries, elle est capable de dire quelque chose sur sa fin de semaine sans répéter ce qu’un autre a dit. Elle s’affirme d’avantage et échange de plus en plus lors des jeux libres. Elle connaît les consignes usuelles ainsi que la routine. Dès que sa main est levée, on lui donne le droit de parole. On lit des histoires, on questionne, on veut qu’elle fasse des liens entre les mots. En orthographes approchées, en phonologie ou n’importe qu’elle autre activité liée au domaine de la langue, c’est l’une des premières que l’on va nommer. Elle bénéficie de soutien linguistique trois heures par semaine. À l’école, toutes les ressources sont mises en place pour qu’elle progresse rapidement en français et qu’elle rattrape le niveau de langue de ses camarades. Elle va en avoir besoin pour sa première année où elle ne chômera pas non plus. Espérons seulement qu’à la maison, le père sera aussi courageux que sa petite fille et qu’il se donnera la chance d’essayer de communiquer dans la langue de Molière.
samedi 27 mars 2010
Piloter des situations d’enseignement apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation.
«Quand je serai grand, je voudrais être pilote!»
Si nous demandions à plusieurs enseignants ce qu’ils préfèrent de leur métier, je suis à peu près certain que la majorité d’entre eux nous répondraient quelque chose se rapprochant de la compétence professionnelle numéro quatre : Piloter des situations d’enseignement apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation. «Piloter des situations d’enseignement apprentissage», c’est enseigner tout simplement!
Si nous demandions à plusieurs enseignants ce qu’ils préfèrent de leur métier, je suis à peu près certain que la majorité d’entre eux nous répondraient quelque chose se rapprochant de la compétence professionnelle numéro quatre : Piloter des situations d’enseignement apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation. «Piloter des situations d’enseignement apprentissage», c’est enseigner tout simplement!
Selon moi, cette compétence exprime l’enseignement à son état le plus pur. Oublions toutes les tâches connexes : l’équipe-école, les interventions, l’intégration, tout ça. Quand on est devant une classe et que l’on a l’attention de toutes ces petites têtes sans exception, quand il règne un silence complet qui vous est dédié totalement, quand les bouches sont béates devant vous et que les regards vous supplient de ne pas les laisser ainsi et de poursuivre votre lancée, ces instants, au théâtre, sont appelés: moments de grâce. En enseignement ça s’appelle piloter une situation d’enseignement apprentissage dans les meilleures conditions. C'est peut-être moins poétique comme appellation, mais c'est tout aussi émouvant. Si vous avez déjà vécu ça, vous savez exactement de quoi je parle. Sinon, je vous le souhaite prochainement. C’est une drogue… C’est là que vous savez ce pour quoi vous êtes destiné : pilote!
lundi 23 novembre 2009
TECFEE et puis quoi encore?
Voici une autre publication directement en lien avec notre compétence 2: communiquer clairement et correctement dans la langue d'enseignement, à l'oral et à l'écrit, dans les divers contextes liés à la profession enseignante.
On demande tellement aux enseignants d'être de bons modèles, de bien parler, d'écrire parfaitement sans la moindre erreur... Je suis d'accord avec le fait qu'un enseignant est un modèle plus que significatif pour certains jeunes et que sa façon de communiquer, tant à l'oral qu'à l'écrit est plus qu'importante pour nos élèves. Mais, je dois ajouter un «mais»!
Ne sommes-nous pas en train de demander à tout enseignant d'écrire un français impeccable, sans quoi, il devra se trouver une nouvelle profession? Ici, je fais référence au nouveau test de français TECFÉE qui a vu le jour l'an passé et qui a donné un taux record d'échec à tous nos futurs enseignants de la province. Marie Allard de La Presse a écrit à ce sujet en septembre dernier. En voici le lien: http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/200909/21/01-903826-tests-de-francais-hecatombe-en-vue-chez-les-futurs-profs.php
Encore cette année, les étudiants en éducation sont aux prises avec un test qui est encore en construction et loin de faire l'unanimité. Comment se fait-il que 7 questions sur 60 portent sur la définition de mots rarissimes de la langue française? Des expressions que le commun des mortels n'entendra jamais! Qu'est-ce que l'expression gorges chaudes peut bien évaluer en français? La connaissance de la langue française?!? N'importe quoi! Ce type de question n'évalue qu'une seule chose: la culture générale de l'étudiant et non ses compétences en français. Je veux bien qu'on nous évalue sur notre ponctuation, notre vocabulaire, notre syntaxe, notre orthographe, mais bon sang, lâchez-nous avec vos mots à cent dollar$. Il existe un outil fort utile dans la vie de tous les jours pour ça et je l'ai nommé: D-I-C-T-I-O-N-N-A-I-R-E. Déjà que l'on doit connaître la moindre exception de la langue française, et laissez-moi vous dire qu'il y en a, il faut en plus apprendre par coeur cette brique! C'est encore plus épais qu'une bible!!! J'suis aussi bien de m'en aller Curé.
À moins que ce genre de questions ne serve justement à ça; soit de filtrer davantage les passations de ce test pour satisfaire l'opinion publique...
Depuis que le MELS, après des pressions populaires, donc politiques, a voulu «standardiser» (outrage: anglicisme) les examens de français pour nos futurs enseignants, il ne fait qu'épurer le nombre d'étudiants qui, d'ici l'an prochain, devront se réorienter vers une autre carrière.
dimanche 22 novembre 2009
Communiquer clairement et correctement dans la langue d'enseignement, à l'oral et à l'écrit, dans les divers contextes liés à la profession enseignante.
Ici, des élèves de deuxième année pratiquent: La grenouille et le boeuf, la fameuse fable de La Fontaine, adaptée pour le théâtre de marionnettes.Tandis que là, c'est Merlin qui fait de la magie!
Voici Cyrano de Bergerac, interprété par un élève dysphasique.
Notre langue: c'est notre histoire, notre culture, notre Art! Montrons à nos élèves comment parler, comment écrire, comment communiquer, comment s'exprimer. C'est comme ça qu'ils grandiront.
jeudi 19 novembre 2009
Projet motivation théâtre
Comment motiver des élèves en difficulté d'adaptation et d'apprentissage par le théâtre? C'te gars-là en est un bon exemple. C'est en s'inspirant de la pièce de théâtre Cette fille-là, de Joan MacLeod, que nous avons écrit une pièce sur mesure pour nos élèves en difficulté. Avec des rôles de composition, nos comédiens se sont identifiés à leurs personnages et ont pris goût à l'art dramatique. Ces jeunes ont su mener un projet à terme, tout en développant leur sentiment d'appartenance et leur estime de soi. C'est une énorme victoire pour eux qui sont, plus souvent qu'à leur tour, confrontés à des échecs scolaires ou personnels.
Les projets de motivation vise à accrocher les jeunes décrocheurs à l'école en leur faisant vivre des réussites et découvrir de nouvelles passions. C'est avec des projets comme celui-ci que l'on peut contrer le décrochage scolaire et amener les élèves à poursuivre leurs études le plus loin possible...
Libellés :
Projet motivation théâtre
mardi 17 novembre 2009
Théâtre au primaire
le théâtre et l'éducation.
L'art dramatique en enseignement est une richesse non seulement pour les enfants qui découvrent et apprennent sans cesse, mais pour l'enseignant qui assiste au développement de nouveaux talents.
On s'anime!
Depuis 2004, On s'anime ne cesse d'évoluer! C'est grâce à la mesure d'Agir autrement qu'On s'anime a pu voir le jour. Le projet a pour objectif principal de rassurer et démystifier le passage primaire-secondaire auprès des élèves de 6e année du primaire.
Tout au long de l'année, des élèves du 2e cycle du secondaire préparent des activités en lien avec cette transition importante qui s'amorce chez les plus petits. Que ce soit par un rallye en début d'année, par des portes-ouvertes, des concerts de Noël, une journée d'animation lors d'une pédagogique ou une correspondance annuelle, tous les moyens sont bons pour faciliter ce passage nécessaire. Après quoi, l'équipe d'animateurs(trices) termine l'année scolaire en faisant la tournée des classes de 6e année de toutes les écoles primaires satellites de leur établissement.
Au départ, en 2004, trois écoles primaires ont été visitées par quatre élèves du secondaire. Aujourd'hui, en 2009, c'est vingt-six écoles primaires qui sont invitées et visitées, soit plus de 1250 élèves de 6e année, par plus de 40 adolescents de trois écoles secondaires différentes.
Il ne vous suffit d'assister qu'à un de ces ateliers pour comprendre la nécessité de cette mesure!
On s'anime c'est plus qu'une passion, c'est mon coup de coeur!!!
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