jeudi 8 mars 2012

Évaluer la progression des apprentissages et le degré d’acquisition des compétences des élèves pour les contenus à faire apprendre.

La formation des futurs enseignants nous habilite à découvrir l’outil indispensable qu’est le programme de formation de l’école québécoise (PFEQ). Il est vrai que depuis le début du bac, nombreux sont les cours où les professeurs nous poussent lors d’activités ou de travaux de session, à se servir du PFEQ comme outil de référence. « Vous allez voir, il faut le connaître comme le fond de votre poche… » « C’est votre lecture de chevet pour les quatre prochaines années… » « Tout est là! »
Or, cette bible de l’enseignement est-elle vraiment le seul texte sacré en enseignement? Peut-être était-ce le cas en 2008, lors de notre entrée au bac, mais depuis la parution de la Progression des apprentissages, le PFEQ a perdu des plumes…
Mais comment se fait-il alors qu’aucun cours ne nous ait habilité à travailler avec cet ouvrage indispensable quant à l’évaluation des élèves? Presque plus personne dans le milieu scolaire ne se sert du bon vieux PFEQ! Tous ne jurent que par leur nouveau testament : la Progression des apprentissages! Alléluia!!!

Bon, je généralise peut-être un peu… Le PFEQ ne doit pas choir sous la patte d’une table, loin de-là. Primo, il est beaucoup trop épais pour servir de nivélateur. Deuxio, je l’utilise fréquemment dans le cadre de ma pratique afin de concevoir des situations d’apprentissage qui visent directement une ou plusieurs compétences.

« Le 24 août 2009, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport mettait en ligne la Progression des apprentissages pour les programmes du primaire. » (MELS, 2009) C’est une ressource indispensable pour l’évaluation des matières scolaires, indiquant chaque connaissance que l’élève doit apprendre, du moment où elle doit être enseignée jusqu’à son appropriation complète par l’élève. C’est un document axé sur les connaissances à acquérir dans le temps, plutôt que les compétences. Depuis la réforme, des réformes, des réformes, le gouvernement n’avait d’autre choix que d’outiller plus adéquatement les enseignants avec des indices de corrections mieux adaptés à l’évaluation des connaissances. Elles avaient peut-être été mises de côté par certains lors de l'apparition du PFEQ mais n'auraient pas dû puisqu'elles sont essentielles aux compétences. N’en demeure pas moins qu’il aurait été intéressant de s’attarder davantage à la Progression des apprentissages dans le cadre de notre formation, notamment dans le cours d’évaluation des apprentissages au primaire!

Pour ce qui est des notes chiffrées pour évaluer des compétences et du tout nouveau bulletin unique, ça, c’est un autre débat…

lundi 5 septembre 2011

Trois ans plus tard...

Cela leur aura pris trois ans avant de réaliser la bourde qu'ils ont faite. Heureusement, les membres du CREPUQ sont revenus sur leur décision de bannir les étudiants d'un programme en enseignement s'ils échouaient trois fois de suite une partie du TECFEE. Au lieu de condamner les carrières de futurs enseignants motivés, le CREPUQ a plutôt opté pour les aider à développer leurs compétences en français. En fait, les recteurs et les principaux des universités appliquent exactement ce pour quoi ils nous forment. Pas fou?! J'aime bien quand on admet ses torts! Mais ce n'est pas encore fait! Il reste au ministère de l'Éducation d'approuver cette décision, mais il y a une nouvelle flamme qui jaillit au loin...

Article de Pascale Breton à ce sujet sur Cyberpresse : pas sûr du titre par contre... As-tu bien compris tous les enjeux ma Pascale?!
Enseignant: nouvelle chance pour les cancres en français